• Ce blog ayant été réalisé dans le cadre d'un master marketing et plus particulièrement dans le cadre d'une étude des approches internationales et culturelles de la consommation, je vous conseille de visiter également les blogs réalisés par les autres étudiants de mon cursus afin de compléter votre vision sur le sujet.

    En voici les liens:

    http://urbanlifestyles.canalblog.com

    http://economiedusavoir.canalblog.com

    http://harddiscount.canalblog.com 

    http://habiterconsommer.canalblog.com

    http://sante-publique.blogspot.com/

    http://conso.over-blog.org/ 

    http://communication-et-entertainment.blogspot.com/
     
    http://seriousgames.canalblog.com

    http://labelsetmarques.canalblog.com

    http://banquesislamiqueetconsommation.over-blog.com

    http://rythmesdevie.canalblog.com

    http://ethnomarketing.canalblog.com

    http://ebusinessworld.canalblog.com/


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  • Vous avez été élevée dans la tradition juive, que vous a-t-on appris du regard à porter sur l'argent, de la religion que l'on pouvait avoir avec l'argent?
    L'une des premières choses que l'on m'ait enseigné quand j'étais petite c'était que les Juifs n'exerçaient pas de métiers comme celui d'agriculteur, parce qu'historiquement, ils n'avaient jamais pu avoir de terres. Mon père est d'origine polonaise et ma mère est née en Belgique, et dans leurs deux familles ils ne pouvaient pas avoir de terres donc ils occupaient des métiers dans le commerce, des métiers usuriers.C'est une tradition d'être usurier quand on est Juif, parce que pour la religion catholique ce n'est pas bien de prêter de l'argent et de s'enrichir de cette façon, alors ce sont les Juifs qui s'en sont occupés. C'est aussi pour ça que pendant longtemps, les grands banquiers étaient souvent des Juifs. Donc voilà c'est cette tradition très ancienne qui a fait que les Juifs ont pris pour habitude de travailler dans des commerces. Même dans les ghettos c'était comme ça: sans être forcément un grand commerçant, on avait au moins un petit étal.


    Jacques Attali a publié un livre qui s'intitule "Les Juifs, le monde et l'argent" et dans l'une de ces interview il a dit: "Pour un Juif la pauvreté est intolérable, pour un Chrétien c'est la richesse qui l'est". Qu'est ce que cela vous inspire?
    Moi je n'ai pas du tout été éduquée dans ce sens, je n'ai jamais entendu qu'il fallais être riche et avoir absolument beaucoup d'argent. Mes parents avaient beau être commerçants ils n'étaient pas très riches, des jours avec et des jours sans, mais c'est vrai que j'ai habité Anvers, la ville diamantaire, et c'est vrai qu'il y avait beaucoup de riches, voire même très riches. Je suis allée dans une école juive jusqu'à mes 18ans et 80% des parents travaillaient dans le diamant, à différents niveaux bien entendu, mais je n'ai jamais ressenti cette pression et il ne faut pas s'imaginer que parce qu'on était juif et qu'on travaillait dans le diamant on était forcément millionnaire!


    En comparaison avec les Juifs, on entend souvent que les Chrétiens ont "peur de l'argent". Vous trouvez que c'est vrai?
    Peur de l'argent peut être pas, mais peur d'en parler, sûrement du moins c'est comme ça que je le ressens. C'est vrai que chez nous les juifs, il n'y a pas ce tabou à propos de l'argent. Moi dans ma famille et parmi mes amis juifs, on n'a pas peur de dire combien on gagne ou si on a des dettes! On n'a pas ce tabou, on en parle très facilement, ça ne me dérange pas du tout. Mais c'est vrai que parmi mes autres amis, non juifs, ça passe moins bien, surtout qu'effectivement on vit dans un pays de vieille tradition catholique donc cette gêne est restée.


    On l'a vu, les évènements de l'histoire et la tradition juive ont fait que les juifs n'avaient pas de terres et se sont tournés vers d'autres métiers. Vous pensez qu'aujourd'hui encore il existe des professions vers lesquels les juifs vont avoir tendance à se tourner?
    Disons que par tradition, on va peut être avoir tendance à se tourner vers des professions indépendantes: commerçants, banquiers, notaires, avocats, médecins... C'est vrai que dans ma génération, on a peut être eu tendance à se tourner vers ces métiers, ne pas être l'employé de quelqu'un, ne pas être dépendant de quelqu'un et aussi à reprendre l'activité de ses parents. Mais on est venus après la guerre, donc c'était aussi une façon de se libérer, de montrer qu'on pouvait être forts malgré ce qui était arrivé aux juifs. Maintenant ça va peut être changer pour les nouvelles générations, qui font des études très diversifiées, qui ne peuvent plus ou ne veulent plus faire la même chose que leurs parents donc cette tendance va peut être s'inverser pour les nouvelles générations qui ne seront pas gênés de travailler pour quelqu'un.


    Et quelle vision vous avez du capitalisme? Est-ce que c'est quelque chose dont on vous parlait plus petite, à l'école ou même que les rabbins abordaient?
    Je n'ai pas souvenir qu'on m'ait un jour inculqué des règles générales à ce sujet, que ce soit chez moi ou à l'école, non. Moi je n'ai pas ressenti que la religion pouvait influencer telle ou telle idée sur le capitalisme.Maintenant l'argent c'est aussi un moyen de parvenir à un niveau social plus élevé, que les parents n'avaient pas eu et c'est donc un moyen de prouver à l'autre qu'on est tout à fait capable de réussir.

    "L'argent n'est jamais une fin en soi" et si on en a c'est aussi pour en faire partager les autres. Trouvez-vous que c'est compatible avec la société d'aujourd'hui qui se financiarise de plus en plus et qui encourage par conséquent l'individualisme voire même l'égoïsme?
    Oui quand même. J'ai fait partie pendant longtemps d'un mouvement comme celui des scouts, mais chez les juifs, et là on nous apprenait énormément à aller vers l'autre, à aider l'autre etc., on allait faire des collectes régulièrement, et à Anvers il y a encore beaucoup de quêtes qui sont faites, par le porte à porte dans les quartiers juifs.Par exemple là ou j'habitais en Belgique et c'est aussi le cas aujourd'hui en France, dans tous les magasins juifs il y a une petite cagnotte où on met de l'argent pour la communauté juive locale ou pour envoyer en Israël. Et mettre de l'argent dedans pour les juifs c'est quelque chose de religieux qui nous sera rendu après, c'est pour le bien de la communauté dont on fait partie. Par exemple quand je suis allée en Israël je suis allée dans un hôpital où toute une partie avait été construite grâce à des dons de juifs qui habitaient à l'étranger et qui donnent énormément.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>En fait c'est vrai qu'on fait toujours des dons très ciblés. Par exemple, je n'y avais jamais réfléchi mais c'est vrai que ne crois pas que beaucoup de juifs envoient au Téléthon... Je ne sais pas pourquoi, il n'y a pas de raison! Quand on y réfléchi, c'est bête en fait, mais c'est comme ça. C'est vrai que les dons sont toujours intracommunautaires. Je crois que c'est cette identité juive qui prend le dessus et les évènements de l'histoire ont beaucoup joué la dedans aussi. Mais c'est vrai que je viens d'une communauté assez fermée: j'habitais dans le quartier juif d'Anvers, je suis allée à l'école juive jusqu'au Bac, j'étais dans un mouvement de jeunesse juive pendant des années, et jusqu'à l'âge de 18ans je n'ai pas eu un ami non juif alors ça doit aussi conditionner mon point de vue (rires)... mais comme beaucoup de juifs ont été élevés comme ça, je pense que c'est pour ça que les dons intracommunautaires sont si importants.

     


    Vous parliez de l'identité juive, et ce à quoi on pense rapidement ce sont les interdits alimentaires. Ces règles sont toujours en vigueur aujourd'hui?
    Alors ici non, parce qu'on ne mange pas kasher chez nous, mais sinon oui ces règles sont encore très en vigueur dans beaucoup de familles juives. Après de toute façon même si on voulait manger kasher ça serait très dur parce qu'ici à Lille la communauté juive est très restreinte, il n'y a pas de boucherie kasher et même dans les grandes surfaces qui proposent un rayon spécial depuis quelques temps, on n'y trouve jamais rien! (rires) Alors certaines familles juives très pratiquantes font venir leurs produits de Belgique ou des Pays-Bas mais c'est un vrai casse-tête. Les musulmans ont beaucoup plus de choix que nous, mais en même temps ils sont beaucoup beaucoup plus nombreux! Après je suppose qu'à Paris vouloir manger kasher pose moins de problème, on trouve de quoi dans le Marais et d'autres arrondissements. Et en Israël là c'est la loi alors on ne se pose même pas la question. Et puis même en France ça peut être très différents d'une communauté à une autre. Par exemple c'est vrai que les juifs qui viennent du Maroc ou d'Algérie (sépharades) vont vouloir conserver cette tradition de manger kasher, parce que dans leur jeunesse ils mangeaient halal et qu'ils n'envisagent pas de manger quelque chose de "taref" (non kasher, littéralement "déchiré"). Par contre les juifs qui viennent d'Europe de l'Est (ashkénazes), n'ont pas cette tradition. Sinon pour les autres traditions alimentaires, même pour Hanoukka (la Fête des Lumières) ou Rosh Hashana (Nouvel An) on ne mange pas kasher. Il n'y a que pour Pâques (Pessa'h) qu'on ne mange pas de pain et à Yom Kippour (Le Jour du Pardon) qu'on jeûne pendant 25 heures, sauf mon fils qui n'a pas envie de jeûner! (rires)

    Quand on pense interdits alimentaires on pense généralement aux musulmans, mais pourtant la liste des interdits alimentaires pour les juifs semble bien plus contraignante...
    Oui il y a un tas d'aliments interdits pour différentes raisons et il y a surtout l'interdiction de mélanger la viande et les produits laitiers ("Tu ne cuiras pas le veau dans le lait de sa mère"). Si on est pratiquant quand on mange de la viande on ne peut pas consommer de produits laitier pendant un certain nombre d'heures après, on ne peut pas mettre ces aliments dans les mêmes plats. Par exemple ma sœur qui est très pratiquante suit ce principe et possède deux batteries de casseroles, l'une pour la viande et l'autre pour les produits laitiers, un évier pour chaque type de produit et des vaisselles différents comme ça il n'y a pas de mélange. De la même façon que si elle mange de la viande sur la nappe de la table, si on veut manger un yaourt ou même boire un café au lait, on va soulever un coin de la nappe pour manger sur la même nappe et ne pas "mélanger" les deux aliments.



    Même sans être pratiquants, vous avez quand même élevés vos enfants dans la tradition juive. Après, à eux de faire ce qu'ils veulent?
    Oui, voilà rien de plus. On fête les moments importants, on allume les bougies etc. Et évidemment on ne fête pas Noël, donc ici un 25 décembre il n'y a pas de sapin, pas de repas spécial, pas de cadeaux. Les enfants ne s'en sont jamais plains, sauf pour dire qu'à partir du 1er décembre, les autres enfants ne parlaient que de ça à l'école et qu'eux ils n'avaient rien à dire dessus! (rires)Mais la question ne s'est jamais posée, c'était comme ça et on n'envisageait pas de faire autrement. Par exemple quand les enfants manquaient la classe pour une fête juive je l'écrivais, je ne disais pas que c'était pour "raison familiale". Ca a toujours été très clair pour tout le monde, leurs enseignants, leurs amis etc. : ils sont juifs c'est comme ça.

    Au niveau des règles vestimentaires, le port de la kippa pour les garçons par exemple, vous trouvez que c'est très en vigueur aujourd'hui?
    Pas chez nous, vu que même en ayant élevé les enfants dans la tradition on ne les a pas élevé dans la religion, ce qui est très différent. Mais chez ma sœur, c'est le cas, les garçons portent la kippa et les filles mariées portent soit un voile soit un perruque parce que si on est marié il ne faut pas montrer ses cheveux à d'autres hommes, extérieurs au foyer qu'ils soient de la famille ou non. La perruque ça se fait de plus en plus d'ailleurs parce que ça n'a pas la même connotation que le voile...Et quand j'étais jeune et aujourd'hui dans certains quartiers juifs traditionalistes à Paris, les garçons portent la kippa et les jeunes filles ne vont pas sortir sans une jupe longue et des manches longues, elles ne vont ni en pantalon ni sans manches. C'est vrai que les règles vestimentaires sont encore assez respectées aujourd'hui, mais on s'en rend peut être moins compte parce que les juifs traditionalistes ne vont pas à l'école laïque, ils vont dans des écoles juives parce que de toute façon ils ne peuvent pas aller à l'école le samedi matin (Shabbat) tout comme les enseignants traditionalistes d'ailleurs. Donc on s'en rend peut être moins compte de ces règles vestimentaires. Ici par exemple le rabbin de notre synagogue envoie ses enfants étudier à Paris toute la semaine dans des écoles juives pour qu'ils puissent respecter cette tradition. Il y a aussi ces hommes extrêmement religieux comme on peut voir dans certains quartiers de Jérusalem, ceux qui portent les grands manteaux noirs avec les grands chapeaux de fourrure, qui ont la même tradition vestimentaire que dans les ghettos de 1850... C'est avant tout pour rester dans la tradition pure et dure, même s'il fait 40° à l'ombre, mais ils sont quand même marginaux, surtout en France!


    A l'inverse des traditionalistes, on voit depuis quelques années émerger un autre style vestimentaire juif, celui des jeunes parisiens "fashion", qui portent des marques, et qui montrent ostensiblement leur richesse et leur appartenance à la culture juive. Qu'est-ce que vous en pensez?
    Ha oui! Nous on appelle ça "les juifs du 16ème". Disons qu'alors qu'eux vont avoir tendance à toujours mettre leur religion juive en avant, nous même si on ne la cache pas, même si on n'en a pas honte, ça n'est pas la première chose qu'on va voir chez nous. Après généralement ça vient très vite dans les discussions et dans ce cas on répond aux questions et aux interrogations, mais non on n'a pas envie de mettre notre judaïsme en avant comme ça. On ne réprouve pas, mais on ne s'y identifie pas du tout surtout qu'à Lille c'est quand même beaucoup moins visible qu'à Paris par exemple.


    En ce qui concerne la modernité, les nouvelles technologies comme l'Internet ou la téléphonie mobile, certaines règles sont-elles à suivre quand on est juif?
    On ne nous dit rien, il n'y a aucun interdit, sauf évidemment samedi si on fait Shabbat où on n'a pas le droit de toucher à l'interrupteur pour la lumière alors utiliser Internet ou le portable, ça non! Mais il n'y a pas de retenue, de méfiance, au contraire, il vaut mieux être au courant, être à la pointe pour le pas se laisser déborder et être à la traîne. Nous notre rabbin par exemple est "au top du top" à ce niveau là: surfer, envoyer des mails...Maintenant, les hommes extrêmement religieux comme on en a parlé tout à l'heure, eux ne regardent probablement pas la télévision par exemple mais c'est surtout parce qu'on peut y voir des femmes dénudées et qu'ils suivent certains préceptes liés à l'image de l'autre. C'est aussi une négation complète du monde qui les entoure, y compris de l'Etat d'Israël vu que le Messie n'est pas encore arrivé. Mais c'est un groupuscule très très marginal, quand on est Monsieur Tout-le-monde non, on n'a pas de règles à suivre par rapport à ces nouvelles technologies, on n'est pas des Amish! (rires)


    Etre Juif pour vous c'est avant tout suivre une religion ou faire partie d'une culture?
    C'est une culture. Encore une fois je n'ai pas élevé mes enfants dans la religion juive, mais dans la tradition juive. Et il y a des gens qui font encore moins que moi, qui suivent encore moins de préceptes que moi et qui se sentent pourtant juifs.


    Propos recueillis le 13.10.2006


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  • Vous êtes protestant évangélique pratiquant, quel regard portez-vous sur l'argent ?
    Alors moi en tant que Protestant évangélique, je n'ai vraiment aucun problème avec l'argent et je sais que pour tous les Protestants en général, le rapport à l'argent ne pose pas de problème non plus puisque Dieu lui-même ne nous a jamais interdit d'avoir de l'argent mais il a dit de ne pas tomber amoureux de l'argent. C'est cette idée « On ne peut servir deux maîtres : Dieu et Mammon ». J'ai même fait plusieurs conférences sur ce sujet et je vais en faire une au mois de décembre devant des hommes d'affaires, et ce que je dis c'est qu'il n'y a vraiment aucun soucis aucun tabou vis-à-vis de l'argent pour nous Protestants.

    Pour vous aussi, l'argent n'est donc pas tabou à partir du moment où l'on en fait bon usage ?
    Bien sûr ! L'argent d'accord, l'amour de l'argent, non. Tout dépend effectivement de ce qu'on fait avec l'argent qu'on gagne en travaillant. Dieu nous demande rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu et à un moment donné nous parle de « dîme », donc un dixième, et comme tout ce que nous avons vient de lui nous devons le rendre au moins au dixième par mois. D'ailleurs mon épouse et moi avons depuis bien longtemps choisi de rendre au minimum 10% de nos revenus mensuels.
    Alors il y a deux choses importante pour moi : la dîme et les offrandes. Les offrandes seront données en plus de la dîme et vont servir à  un appel, un don, une œuvre sociale, à qui on veut à la rigueur ! Par contre la dîme, donc les 10% de ce que nous gagnons, nous le donnons à notre communauté, aux protestants évangéliques. Après notre communauté va elle-même prélever 10% pour soutenir des missions au Tchad ou pour le Tsunami par exemple.


    Et aurez-vous davantage tendance à donner pour les protestants ? A ce que vos donc restent dans votre communauté ?
    Pour la dîme oui, vu que c'est un don direct à notre communauté évangélique. Après pour les offrandes pas forcément, comme je l'ai dit, on peut donner à qui on veut. Mais même au niveau de la dîme redistribuée par notre communauté, c'est surtout au niveau des besoins, ça n'est pas forcément que pour les protestants, non. Le Tsunami ça a touché beaucoup de personnes et pas seulement que des protestants, loin de là et pourtant nous avons donné. Au Congo par exemple, à Pointe Noire, vous verrez des dispensaires, des écoles... Moi je donne aussi à un parti politique et ça ne me dérange pas.

    Donc si l'argent est tout sauf une fin en soi, c'est un moyen de parvenir à quoi ?
    Oui, tout sauf une fin en soi. Et c'est un moyen de ne parvenir à rien... C'est pas l'argent qui fait la vie, qu'on soit bien clair. L'argent nous permet de construire et de donner, mais si ça nous sert uniquement à acheter une maison et une voiture je pense que vous avez tout loupé ! Ca c'est clair.

    On fait souvent l'amalgame entre le protestantisme et le capitalisme pour la simple raison que le pays symbole du capitalisme c'est les Etats-Unis et que c'est un pays protestant. Qu'en pensez-vous, quel regard portez-vous sur le capitalisme ?
    Je ne pense pas que ce soit le protestantisme qui encourage le capitalisme, ce sont les hommes qui l'encourage. On est dans la consommation, les gens veulent économiser. Après c'est le choix de chacun, moi par exemple je gagne très bien ma vie, mais je n'ai pas d'économies ; j'ai acheté une voiture y'a pas si longtemps que ça, j'ai une maison qui est des plus simples par rapport à ce que je gagne. Ce que je veux dire c'est que pour moi le capitalisme n'est pas du fait de Dieu. Mais c'est pas parce que les USA ont une manière politique qui est capitalistique, que les Protestants acceptent le capitalisme. Maintenant encore une fois, l'argent ne nous pose pas de problème. Moi je travaille dans le privé et je sais que si je peux faire des bénéfices, c'est positif, aussi bien pour les actionnaires que les salariés. Faire de l'argent pour qu'il soit redistribué après, vraiment aucun soucis, si c'est juste pour en gagner ça ne sert à rien. Gagner et capitaliser pour ça j'ai horreur de ça, je ne jouerait jamais à la bourse par exemple, faire fructifier sans travailler ça non. Quand Dieu nous chasse du Jardin d'Eden, il dit « Tu travailleras à la sueur de ton front », il ne dit pas que le travail est interdit, il dit que c'est travailler qui sera pénible.
    (Suite à un problème de dictaphone, le reste de l'entrevue n'a pas été enregistré, je vais donc seulement donner les idées principales qui ont été développées par M. Beusard.)

    Pensez-vous qu'il existe des activités, des professions vers lesquelles les Protestants ont tendance à se tourner ?
    Je ne pense pas qu'il y ait une tradition protestante au niveau du travail, mais je pense que nous allons de plus en plus nous tourner vers la politique, que ce soit pour les partis de gauche ou pour les partis de droite. Faire de la politique permet de toucher à tous les niveaux de la vie quotidienne, que ce soit l'économie, la famille, la santé etc., c'est à la base de tout et si nous voulons changer un peu le monde dans lequel nous vivons et qui ne va pas forcément très bien aujourd'hui, c'est vers cela qu'il faudra nous tourner.

    Quel regard portez-vous sur les nouvelles technologies comme l'Internet ou la téléphonie mobile ? Certaines règles sont-elles à suivre quand on est Protestant? Faut-il plutôt être à la pointe ou avoir un certain recul ?
    Nos je ne pense pas qu'il y ait des règles à suivre lorsqu'on est Protestant, et ce n'est pas mal d'être à la pointe, de savoir utiliser Internet etc. Dans ma communauté par exemple nous avons un site Internet de référence, sur lequel nous allons chercher des idées, discuter, etc.

    Etre Protestant pour vous, c'est une religion, une culture, une tradition ?
    Etre Protestant comme je le suis, ce n'est pas une religion. Je pense que c'est surtout un lien, la relation que l'on a avec Dieu. Pour moi être Protestant c'est avoir une relation de père et fils avec Dieu. Tout comme je me tourne vers mon père biologique pour lui demander conseil et me baser sur son expérience, je me tourne vers Dieu pour essayer d'obtenir des conseils, de savoir quel choix je dois faire.

    Propos recueillis le 19.10.2006



     

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  • Que dit la religion catholique du regard qu'il faut porter sur l'argent?
    Le texte fondamental de référence pour les Chrétiens est l'Evangile et sur la question précise du rapport à l'argent, le Christ n'a pas dit grand-chose, n'a pas tenu en tout cas de grands discours. Il y a quand même ici ou là des remarques qu'il fait, comme par exemple: "On ne peut pas servir deux maîtres;  Dieu et l'argent." (Mathieu 6:24) Pour le reste Jésus laisse l'Homme libre de son choix et en tout cas il ne donne pas de consigne stricte et particulière sur l'usage de l'argent. Il semble pourtant assez détachée. Par exemple un jour des gens viennent le voir et lui demandent de régler un conflit d'argent et Jésus dit qu'il n'est pas là pour cela. Il renvoie ces questions là à la responsabilité des personnes qui ont la charge de régler ces problèmes.
    Evidemment, il y a aussi dans le discours et dans la pratique de Jésus tout ce qui tourne autour de la pauvreté. Jésus invite ceux qui le suivent à ne pas s'encombrer, de biens même les plus élémentaires (tunique de rechange, provisions...). Il les invite à lui faire confiance, à vivre au jour le jour et à s'en remettre à la bonté de Dieu qui leur donnera et nous donnera donc aussi ce dont nous avons besoin.

    Pensez-vous que l'argent est un sujet tabou pour les Catholiques?
    Non, je ne pense pas, l'argent n'est pas tabou. Par exemple dans le groupe des disciples autour de Jésus, on ne vivait pas d'amour et d'eau fraîche et quelqu'un était responsable de l'argent, mais cet argent était commun. La bourse était commune, c'est d'ailleurs Judas qui s'en occupait et il semble qu'il n'ait pas toujours géré cet argent commun très honnêtement (rire). Dans tous les cas, non l'argent n'est pas tabou, Jésus est vraiment incarnée et il sait qu'on en a besoin pour vivre, les disciples étaient des travailleurs.
    En fait la vraie question qui peur poser problème c'est: que fait-on de cet argent? Dans l'Evangile ici ou là on a des remarques, des paroles et des rencontres qui sont pour Jésus l'occasion de dire quelque chose, mais ce n'est jamais un discours général qui s'appliquerait universellement à tout le monde quelque soit notre situation. Les paroles seront différentes s'il s'agit d'un homme riche ou d'un homme pauvre.

    Dans une interview, Jacques Attali a dit que les Chrétiens ont facilement peur de l'argent et il a aussi écrit dans un livre qui s'intitule "Les Juifs, le monde et l'argent": "Pour un Juif la pauvreté est intolérable, pour un Chrétien c'est la richesse qui l'est". Qu'en pensez-vous?
    A mon avis la remarque est un peu caricaturale et ce qui distingue les Chrétiens des Juifs ne portent pas avant tout sur l'argent. Alors c'est vrai que dans la Bible il semble que la richesse soit considéré comme une bénédiction, "Celui qui est bénit de Dieu, celui qui est aimé de Dieu", reçoit beaucoup, dès cette vie ici sur Terre.
    Après on a par exemple dans la Bible l'histoire de Job, qui est un homme droit et qui est immensément riche, car Dieu le récompense. Puis il est mis à l'épreuve et perd tous ses biens et Dieu regarde comment il va réagir. Dans cette histoire on voit ce combat de Job qui veut être fidèle à Dieu et qui pourtant ne comprend pas pourquoi il se retrouve dans cette situation de détresse physique, morale et matérielle.
    Donc dans la Bible c'est vrai qu'il semble que l'homme riche soit béni de Dieu. Par contre dans l'Evangile les choses changent un peu, on voit que la richesse en soi n'est pas liée à la relation à Dieu; ce n'est pas parce que je suis en bon termes avec Dieu que je vais forcément être riche et inversement, ce n'est pas parce que je suis pauvre ou malade que Dieu m'en veut ou me persécute. Jésus dit que ça n'a rien à voir, il sépare les deux domaines, et rend les choses terrestres à la Terre et ce qui est de l'ordre de la relation à Dieu est différent.

    Dans un article paru dans le journal "La Croix du Nord" ("Dieu ou Mammon, un choix" n°1975 du 22.09.2006), j'ai trouvé cet article qui disait: il faut que les hommes "se montrent habiles en faisant des richesses terrestres non pas un but, mais un moyen de partage, d'accueil et d'amitié".
    Trouvez-vous que c'est compatible avec la société d'aujourd'hui qui se financiarise de plus en plus et qui encourage par conséquent l'individualisme voire même l'égoïsme?
    Il a quand même deux impératifs dans l'Evangile: la justice et la charité. Alors il est évident que la justice à l'époque de Jésus ne se pose pas dans les mêmes termes qu'aujourd'hui, mais on était bien conscient par exemple que les personnes les plus fragiles dans la société comme la veuve et l'orphelin devaient être secourus. Et les Juifs par exemple avaient mis en place des associations de secours qui ont par la suite été reprises par les Chrétiens. Et on voit aussi dans les actes des apôtres que l'un des soucis dans la communauté de Jérusalem est de veiller à ce que personne ne manque de rien et à ce que chacun reçoive selon ses besoins. Ca c'est un idéal qui va perdurer dans l'Eglise.
    Aux IIIème et IVème siècles quand on crée les premières communautés monastiques, ce sont des communautés de travail et ensuite chacun reçoit selon ses besoins. Il y a donc ce soucis de justice qui restera constant tout au long de l'histoire de l'Eglise même si parfois on n'a pas réussi à bien mettre en œuvre ces principes de justice. L'Eglise elle-même a accaparé ces richesses pendant une longue période, mais il y a eu au bout d'un moment une remise en cause de cette attitude avec les Franciscains par exemple.
    Ensuite, les premiers évêques allaient jusqu'à dire que rien ne nous appartenait, qu'on n'avait pas le droit de posséder des terres ou si on les possédait c'était uniquement en gérance, pas pour soi, mais pour tous.

    Justement à ce sujet, dans le même article il est écrit: "Le seul moyen de capitaliser en vue du ciel, c'est de dilapider non de façon égoïste, mais au profit des autres."
    Idéologiquement cela semble se rapprocher de l'idée qu'il n'y a pas de propriété privée et donc se rapprocher de l'esprit du communisme. Pensez-vous que cela explique la vision que les Catholiques doivent avoir du capitalisme?
    Jusqu'à récemment, la fin de la monarchie, c'est vrai que notre société était fondée sur l'esclavage et que le problème de propriété privée ne se posait pas. La question ne pose aujourd'hui sur des termes qui me paraissent assez neuf (compte tenue de la durée de l'existence de l'Homme), mais le problème est toujours le même sur le fond.
    Pour nous les Catholiques, il ne s'agit pas seulement d'avoir une relation avec Dieu, mais aussi avec les autres Hommes. C'est vrai que du coup il faut se demander ce qui signifie "aimer ses frères". Du coup on se pose beaucoup de questions sur le travail, car jusqu'à récemment pour obtenir des richesses il fallait travailler et se donner de la peine, alors qu'aujourd'hui des gens font travailler l'argent et s'enrichissent énormément sans vraiment s'en donner la peine, simplement en spéculant. Il y a là quelque chose de choquant pour nous Catholiques. L'Eglise dans son discours souligne qu'il y a là quelque chose de déréglé, surtout quand ces richesses ne profitent qu'à un nombre très restreint de personnes. Il y a des pans entiers de la population qui sont marginaux au point de vue du travail et qui le resteront et c'est quelque chose dont on ne peut se satisfaire. On se demande vraiment si aujourd'hui la société dans laquelle on vit a un soucis commun, et c'est valable aussi à l'échelle du monde. Par contre c'est vrai qu'il y a des mécanismes économiques qui ont leurs lois et c'est comme ça, il y a une autonomie des personnes et des gouvernements. Mais quand on sait que dans les années 60 on disait que le prix de quelques avions de guerres américains B-52, servirait à éradiquer la lèpre dans le monde... Les intérêts économiques ne vont pas toujours dans le sens de l'Homme.

    L'Europe est de vieille tradition catholique, les Etats-Unis sont de tradition protestante, pensez-vous qu'il y a là un conflit idéologique au niveau des différentes Eglises qui a pu influencer l'économie?
    Oui, je pense qu'historiquement les protestants ont développé un discours sur l'économie qui était très différents de celui des Catholiques. Le développement du commerce par exemple, et de l'économie en général a été bien plus offensif chez les Protestants que chez Catholiques. En plus dans les pays de vieille tradition catholique comme la France, on est plus méditerranéen donc on va avoir tendance à travailler la terre, alors que les Protestants ont pris une certaine distance par rapport à ce genre d'activité surtout qu'on les avait parfois chassés et dépossédés donc ils ont été obligés de se reconstruire autrement en faisant valoir leur talents autrement qu'en travaillant la terre. Et pour le commerce on voit par exemple les Pays Bas qui se sont énormément développé à cause ou grâce à cette mentalité qui était directement liée à la religion.
    Cela dit, je crois qu'effectivement il est important de noter qu'on n'a jamais vu se développer autant d'institutions charitables, tous ces organismes, ces associations qui font appel aux dons, ce sont des sommes colossales qui sont ainsi récoltées. On fait appel à la générosité et c'est très bien, mais il ne faut pas que cela nous fasse oublier les principes de base comme la justice et qu'on efface pas tout avec un don. Il ne faut pas que cette charité devienne perverse car on ne s'attaque pas profondément aux situations d'injustice.

    Est-ce que dans cette optique, l'Eglise va alors encourager certaines actions comme le commerce équitable?
    Disons que je pense qu'il y a dans ces circuits de commerce équitable beaucoup de Chrétiens et Catholiques qui sont engagés, mais de façon personnelle. Ce n'est pas pour mettre leur foi en avant ou pour suivre ce que dit l'Eglise, c'est avant tout car c'est cohérent avec leur foi. Mais il n'y a pas d'ordre explicite qui viendrait de l'Eglise, même si Jean-Paul II a eu en son temps des discours assez forts sur l'économie, et qu'on retrouve des invitations à réfléchir à notre manière de consommer.

    Pensez-vous qu'aujourd'hui encore il existe des professions vers lesquels les Catholiques vont avoir tendance à se tourner à l'image des Juifs qui par tradition ont longtemps occupé des postes dans la finance ou dans le commerce?
    J'avoue que je ne me suis jamais vraiment posée la question... Je n'ai pas l'impression qu'il y ait une tendance qui ressorte aujourd'hui. Je pense que les Catholiques sont présents partout, qu'ils n'ont pas de spécialité dans tel ou tel secteur et que rien ne nous est interdit, bien qu'évidemment, avec notre vieille tradition latine, on a cette habitude du travail de la terre, alors qu'à l'inverse on avait une réserve sur les activités bancaires, il y avait une espèce d'interdit à ce niveau. Mais les choses ont quand même pas mal évolué à ce niveau là aujourd'hui et je ne pense pas il y ait une sectorisation de l'activité des Catholiques.

    Dans la vie de tous les jours, on sait qu'il n'y a pas d'interdits alimentaires pour les Catholiques comme il peut en exister dans d'autres religions, mais y a t-il des règles vestimentaires à respecter plus ou moins lorsqu'on est Catholique?
    Je disais tout à l'heure qu'au niveau de l'activité professionnelle, rien ne nous est interdit, c'est la même chose au niveau de l'habillement. Nous réprouvons ce qui est immoral, ce qui est choquant, provoquant, mais au niveau de la discipline de vie là aussi tout est donc autorisé pourvu que l'on ne scandalise personne, que l'on ne blesse la pudeur de personne. On parlera peut être de "modestie", mais sans plus.

    En ce qui concerne la modernité, les nouvelles technologies comme l'Internet ou la téléphonie mobile, certaines règles sont-elles à suivre quand on est Catholique?
    Je pense que tout ça c'est très bien, même si moi personnellement je ne suis pas très au point là-dessus. Je n'ai pas vraiment l'utilité de l'ordinateur ou de l'Internet dans mon travail mais j'ai des confrères qui sont à la pointe de la technologie, qui sont vraiment experts dans le maniement de tous ces instruments et j'avoue que quelques fois je leur ai demandé un service pour me trouver un texte ou une information précise. C'est vrai que ces nouvelles technologies peuvent être très utiles. Mais des fois c'est vrai que ça peut aussi amener des interrogations, surtout quand on voit à quelle vitesse tout cela évolue, que ce qu'on achète est obsolète deux mois plus tard en tout cas c'est ce que l'on nous dit ou ce dont on veut nous persuader. Du coup on a l'impression que les gens ne sont pas tellement libre par rapport à ce discours, sont très influencés, il y a ce problème du paraître. Dans certaines familles surendettées, on retrouve quand même tous ces produits, le téléviseur, le dvd etc. et le tout dernier cri... Encore une fois il y a quelque chose de déréglé dans la manière de se servir de ces avancées technologiques.

    <?xml:namespace prefix = o /><o:p>Propos recueillis le 13.10.2006
    </o:p>
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  • Cet article est extrait du magazine CinéLive de novembre 2006 (n°106):

    "Finie la messe du dimanche matin, direction le vidéostore : la Fox a peut-être trouvé le moyen de rassembler les brebis égarées.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    Les ligues cathos du monde entier peuvent chanter ‘‘Hosannah'' à Mel Gibson et à sa Passion du Christ ainsi qu'au plus sous-terrain Narnia (ni plus ni moins qu'une relecture du Nouveau Testament). En cartonnant, ces deux films ont donné une idée aux pontes de la Fox, qui développent une nouvelle filiale Fox Faith (traduisez Fox Foi, créée précisément pour la distribution DVD de la Passion du Christ) entièrement dévolue aux films incluant « un clair message chrétien ou adapté d'une œuvre d'un auteur chrétien ». Attention, il ne s'agirait pas de prosélytisme, mais de ‘‘divertissement''. Les films produits par Fox Faith devraient faire l'objet de petits budgets et sortir directement en DVD. Le problème, outre ceux moraux, qu'ils posent en terme de propagande religieuse, est que limiter les budgets à 5M$ risque sérieusement de nuire à la qualité des œuvres quand on sait qu'un film indépendant tel que Little Miss Sunshine en a tout de même coûté 8. Sauf à faire des huit clos dans des églises avec trois bedeaux volontaires, on voit pas."



     


    Comme le relève cet article, est-ce bien le rôle du cinéma, qui est avant tout un outil de divertissement, de mettre en avant des films qui peuvent en effet être assimilé à de la propagande religieuse, et ce par le biais d'une filiale entièrement dévolue à cette tâche? Les producteurs et le cinéma en général, ne doivent-ils pas ouvrir l'esprit des spectateurs et les encourager à s'intéresser à d'autres cultures plutôt que de s'investir d'une mission religieuse et reprendre la lutte que les différentes églises chrétiennes ont bien du mal à gagner aujourd'hui? Est-ce vraiment le rôle du cinéma que d'encourager les spectateurs à ré-investir les églises et autres lieux de culte? Bien sur, encore une idée américaine... et on sait à quel point les Américains sont pointilleux et passionnés lorsqu'il s'agit de la religion. Mais ces films produits et financés par la Fox, arriveront tôt ou tard sur nos écrans, de cinéma ou de télévision...


     


    Une renaissance de la spiritualité, de la religion au sein des foyers français et européens, ne serait pas un mal en soi, bien au contraire, si cela peut aider à redonner espoir à certains. Mais de quelle forme de religion s'agira-t-il ici? Ne risque-t-on pas de tomber dans un extrémisme comme celui que l'on craint lorsqu'on regarde les extraits d'émissions d'autres pays du monde où la propagande religieuse est omniprésente? Par ailleurs, ce type de projet (la création d'une maison de production dédiée aux films religieux) ne fait pas, il me semble, partie de la mentalité européenne. Alors plusieurs questions demeurent...


     


    Allons-nous, risquons-nous d'adhérer à ce genre de projet? Ce projet fait-il partie d'un réel desir de la Fox d'évangéliser le monde ou n'est-ce rien d'autre qu'un coup marketing, qu'un coup de pub pour faire parler de la Fox, créer une mini polémique dont tout le monde aura oublié l'existence d'ici quelques mois mais qui aura permit à la Fox d'asseoir encore plus sa notoriété vis à vis des maisons de production concurrentes?


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