• Cène de ménage

    En 2005 apparaissaient dans les rues la nouvelle campagne publicitaire de Kookaï. Après avoir jeté les hommes dans les WC et les avoir représenté tels des accessoires au même titre que des sacs à mains, Kookaï avait poursuivi sa lancé du "choquons pour vendre" et décidé d'utiliser des images religieuses pour mettre en avant ses vêtements. Chocking! En osant représenter la descente de croix au milieu d'une boite de nuit, ou bien encore la Cène de Léonard De Vinci uniquement peuplée de femmes, Kookaï a provoqué la colère et l'indignation des associations chrétiennes françaises.



    http://www.lalibre.be/article.phtml?id=5&subid=86&art_id=211447  


    D'aucuns dirons qu'il est honteux de toucher à des images sacrées et de les utiliser dans un profit commercial (encore plus s'il s'agit de vendre des articles de mode!), d'autres diront que ces images sont parmi celles qui ont la plus forte reconnaissance à travers le monde et qu'elles parlent donc à tout un chacun et qu'il n'est donc pas étonnant de les voir utilisées dans la publicité. L'agence de publicité responsable de ce tollé avoue d'ailleurs n'avoir voulu blesser ni choquer personne...
    Mais le plus étrange c'est qu'en France, mis à part les associations chrétiennes qui ont porté plainte contre Kookaï, le grand public n'a semble-t-il pas été choqué de voir fleurir ces images dans les rues. Peu de gens s'en souviennent d'ailleurs (mais peut-être la courte vie de ces affiches y est-elle pour quelque chose). En 2005, quelques passants auront sans doute noté la ressemblance avec l'œuvre de De Vinci, d'autres se seront dit que la posture du jeune homme affalé au fond d'une boite de nuit dans les bras de sa dulcinée n'était pas sans leur rappeler quelque chose (mais quoi?), mais peu de gens se seront offusqué en voyant ses photos. D'autant que cette campagne publicitaire était destinée à une cible assez jeune... et que l'éducation portant sur la religion et sa représentation dans l'art n'est peut être pas au centre des préoccupations de ces jeunes filles! En d'autres termes, les jeunes ciblées ont-elles été choquées par ces images? La réponse semble être "non".
    Et il semble donc que ce soient toujours les mêmes qui s'offusquent des outils qu'utilisent la publicité aujourd'hui. Car après avoir utilisé la couleur de peau, le métissage, le sexe et l'argent comme outils marketing de choc, la publicité s'attaque aujourd'hui aux bases mêmes de nos sociétés bien pensantes: la religion. Pourtant ce n'est pas la première fois que des symboles religieux sont utilisés pour choquer: l'affiche du film "Larry Flint" représentait par exemple le personnage principal nu crucifié sur un corps de femme. Et l'affiche, bien que critiquée et estimée choquante par une grande partie du public, a pourtant été autorisée! L'utilisation des images religieuses par le cinéma est-elle donc plus acceptable que par la publicité? Le cinéma est-il un produit plus "noble" et donc autorisé à plus de dérives que la mode? Toujours est-il que le jugement ordonné contre la campagne publicitaire de Kookaï n'a pas découragé d'autres agences de publicité, qui utilisent encore aujourd'hui les symboles religieux dans leurs campagnes...


  • Commentaires

    1
    Sertane
    Jeudi 31 Mars 2011 à 02:15
    Confusion
    Attention, il faut savoir lire les marques : la publicité que tu montres, qui reprend la Cène, n'est pas de Kookaï, mais de Marithé François Girbaud, comme indiqué au milieu à droite, par le logo. Merci de vérifier ses sources avant accusation.
    2
    Sertane
    Jeudi 31 Mars 2011 à 02:15
    Confusion
    Attention, il faut savoir lire les marques : la publicité que tu montres, qui reprend la Cène, n\'est pas de Kookaï, mais de Marithé François Girbaud, comme indiqué au milieu à droite, par le logo. Merci de vérifier ses sources avant accusation.
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